> CHAPITRE 16 < LE SURVIVANT

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“J’en ai marre et je suis fatiguĂ©, je me suis sauvĂ© de ce malheur et aprĂšs 25 ans, je dois encore me souvenir de ce qui s’est passĂ© cette nuit maudite. Quels dĂ©fauts ai-je si dans le passĂ© j’ai pu faire un peu de confusion dans le dĂ©clarations ? J’ai toujours des souvenirs fragmentĂ©s. . J’en ai toujours eu. Pour moi ça a Ă©tĂ© un choc et c’est dĂ©jĂ  bien que je n’ai pas perdu la mĂ©moire. Je suis debout sous la drogue et ils me font dormir juste 2, 3 heures. Je ne peux mĂȘme pas voir la mer Ă  la tĂ©lĂ©vision, j’ai tout de suite paniquĂ©. J’aimais la mer, c’Ă©tait ma passion. Je ne supporte plus cette vie. Aujourd’hui, je vais devoir faire face Ă  tous les gens en costume qui m’observer comme si j’Ă©tais un animal en voie d’extinction. marre, j’aimerais vraiment en finir, mais je ne le fais pas parce que ma femme et mes enfants m’aiment et je les aime aussi. BientĂŽt l’alarme sonnera, je Je vais couper la sonnerie pour ne pas dĂ©ranger ma femme.”

Alessio Bertrand sortit du lit en bĂąillant et se dirigea vers la salle de bain.
Ce jour-là, il a été convoqué par la Commission parlementaire pour une audience sur le massacre de Moby Prince :

<< M. Bertrand nous expose les souvenirs de cette nuit. >>
Le survivant fut tentĂ© par l’envie de s’Ă©brouer bruyamment mais parvint Ă  se retenir et rĂ©pondit toujours avec un italien cassĂ© et plein de mots en patois napolitain :
<<Ce soir-lĂ , j’Ă©tais sur le pont pour apporter des sandwichs aux personnes prĂ©sentes. LĂ , je me souviens avoir vu le commandant Chessa, le premier officier (Sciacca Giuseppe), le pilote de port et le barreur Padula Aniello.
AprÚs avoir apporté les sandwichs, je suis immédiatement allé dans la salle de télévision pour regarder la finale du match Juventus-Barcelone.
AprĂšs le troisiĂšme but de Barcelone j’ai entendu un grand bruit et moi et les personnes prĂ©sentes dans la salle avons Ă©tĂ© projetĂ©s sur la cloison devant nous, il y avait environ quinze/vingt personnes prĂ©sentes. Je ne me souviens plus exactement combien. >>
<<Mais vous souvenez-vous au moins de ce qui est arrivé aux personnes avec elle au début ? >>

<< Dans la confusion, ils se sont ensuite dispersĂ©s, mais lorsque je me suis retrouvĂ© Ă  l’extĂ©rieur du ferry, j’ai rencontrĂ© D’Antonio et Massa et nous nous sommes mouillĂ©s Ă  plusieurs reprises avec l’eau du tuyau. >>

<< Veuillez nous indiquer le moment du sauvetage. >>

<<Les deux Ă©quipes d’amarrage sont arrivĂ©es sous le ferry et m’ont dit de me jeter Ă  la mer. J’ai sautĂ© dedans et ils m’ont passĂ© une corde et m’ont hissĂ© dans leur bateau, aprĂšs quoi ils m’ont transbordĂ© dans un bateau de patrouille de la Capitaneria. Je me souviens avoir nagĂ© environ 100 mĂštres avant d’ĂȘtre secouru. Dans les instants avant d’ĂȘtre repĂ©rĂ© par les amarres, j’ai sifflĂ©, mais il ne m’a pas entendu et personne ne m’a vu Ă  proximitĂ© jusqu’Ă  ce qu’un phare soit pointĂ© dans mes yeux et j’ai entendu qu’il y avait quelqu’un qui disait de me jeter.>>

<<En remontant dans les mĂ©moires, lorsqu’il est descendu dans le garage n’a-t-il vu que des flammes ou a-t-il Ă©tĂ© mouillĂ© par des jets d’eau ? >>

<< J’ai vu de la fumĂ©e mais je n’ai pas Ă©tĂ© baignĂ© par des jets d’eau. >>

<<Cette nuit-lĂ  avez-vous vu le brouillard ? >>
<< Non. >>
<<MĂȘme dans ses mouvements Ă  l’extĂ©rieur du ferry, ne l’a-t-elle pas vue ? >>
<<Non>>

<< Lorsqu’il a Ă©tĂ© hissĂ© Ă  bord par les amarres Ă  23h42, considĂ©rant qu’il avait nagĂ© environ 100 mĂštres, il s’est donc jetĂ© 5 minutes plus tĂŽt, ceci pour tenir compte de ce qui pouvait rester accrochĂ© Ă  la main courante et ainsi estimer Ă  quel temps environ D’Antonio est mort. Voulez-vous, Monsieur Bertrand, vous rappeler combien de temps s’est Ă©coulĂ© entre la mort du marin et son sauvetage ? >>

<< Environ une demi-heure s’est Ă©coulĂ©e entre la mort du marin D’Antonio et mon sauvetage. >>

Le docteur Scavone de la Commission parlementaire a soulignĂ© comment dans les diffĂ©rentes minutes ce n’Ă©tait pas clair et aussi comment ils ont Ă©crit le tĂ©moignage avec un jargon, ne correspondant pas au lexique du marin et, comme au dĂ©but, il n’Ă©tait pas Ă©crit qu’il Ă©tait Ă©galement prĂ©sent M. Massa, qui rĂ©apparaĂźt ensuite dans la transcription.
Le docteur Scavone lit dans le procĂšs-verbal :
“Les deux qui Ă©taient avec moi sont morts Ă  nouveau plus tard, environ quarante-cinquante minutes aprĂšs la collision.”
En fait, M. Bertrand a dĂ©clarĂ© avec ressentiment que “si l’aide venait, ils pourraient aussi les sauver”.

<<Le problĂšme c’est que les secours ne sont pas vraiment arrivĂ©s ! >>, Betrand a commencĂ© et poursuivi :
<<Quand j’ai Ă©tĂ© hissĂ© sur le bateau par les amarres, je lui ai dit de ne pas bouger de lĂ  pour voir s’il y avait d’autres personnes car comme je l’avais fait ils pouvaient le faire aussi. Au lieu de cela, ils ont alors prĂ©tendu que j’avais dit qu’ils Ă©taient tous morts. Pour cette raison j’ai alors portĂ© plainte au secours pour ne pas ĂȘtre venu les sauver Ă  temps. >>

Le prĂ©sident de la Commission a confirmĂ© que dans le canal 16, les lamaneurs ont d’abord dit qu’il y avait encore des gens Ă  sauver sur le Moby Prince et que le marin survivant l’a dit.
Lorsque Bertrand a Ă©tĂ© dĂ©placĂ© vers le patrouilleur CP 232, environ 5 Ă  10 minutes se sont Ă©coulĂ©es, aprĂšs quoi dans le canal 16 par les amarres, il y a eu un changement de version oĂč ils ont dĂ©clarĂ© :
“Le naufragĂ© dit qu’ils sont tous morts.”
Bertrand a affirmĂ© qu’une fois sur le CP 232, il a Ă©tĂ© conduit sous le pont et que je n’ai pas entendu les conversations qui ont eu lieu entre les personnes prĂ©sentes ni ce qu’elles ont dit sur la radio de bord.

Les commissaires ont lu à haute voix le texte de Channel 16 dans lequel, aprÚs 18 minutes aprÚs avoir hissé le survivant, la version a été changée du bateau des deux amarres Valli et Mattei (exactement à minuit) et a communiqué :
“Le naufragĂ© a dit qu’ils sont tous brĂ»lĂ©s morts” et ils l’ont dit alors qu’il n’Ă©tait plus sur leur bateau, mais a Ă©tĂ© emmenĂ© au CP 232.

Bertrand, lors de l’audition, a rĂ©itĂ©rĂ© le concept qu’il avait toujours dit qu’il y avait des gens Ă  sauver !


Le sĂ©nateur Paglini a demandĂ© Ă  se souvenir de ce qu’il avait dit au moment oĂč il se trouvait sur le quai, avant d’ĂȘtre emmenĂ© par l’ambulance (dans certaines images tĂ©lĂ©visĂ©es, on pouvait l’entendre crier de maniĂšre agitĂ©e).
Betrand a dit qu’il Ă©tait en colĂšre contre celui qui Ă©tait devant lui et leur a criĂ© d’aller sauver les gens et qu’il allait bien mais que les gens dans le ferry devaient ĂȘtre sauvĂ©s.

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