> CHAPITRE 19 < LE SURVIVANT

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J’Ă©tais assis au bord de la mer, cette mer qui m’a donnĂ© naissance.
J’ai regardĂ© le dĂ©ferlement de petites vagues qui agitaient la surface
avec un rinçage lent,
rĂ©pĂ©titif, jamais le mĂȘme.
Les siĂšcles ont passĂ© mais le mouvement a toujours Ă©tĂ© le mĂȘme.
Ainsi, alors que les levers et couchers de soleil se rĂ©pĂ©taient Ă  l’infini,
Moi aussi, comme un grain de sable, je ferai partie de ce monde pour toujours pour tĂ©moigner de la vie…
#carlobianchiorbis
Toujours dédié aux victimes du Moby Prince.

Ce fut une soirĂ©e ordinaire, sans infamie et sans louange, comme toutes les soirĂ©es qu’Alessio Bertrand avait vĂ©cues des annĂ©es auparavant, aprĂšs avoir Ă©chappĂ© Ă  cette tragĂ©die du Moby Prince. Il Ă©tait assis sur le canapĂ© en train de regarder la tĂ©lĂ© avec son fils Giorgio. Sa femme Raffaella et l’autre fils Ciro Ă©taient sortis pour emmener le chien faire pipi.
Les enfants mĂąles de l’homme avaient le mĂȘme visage que lorsqu’il Ă©tait jeune, sans barbe. Lorsqu’il est devenu connu Ă  la tĂ©lĂ©vision et dans les mĂ©dias comme le survivant de la tragĂ©die du ferry, il a dĂ©cidĂ© de se raser la barbe et de ne jamais la laisser repousser. C’Ă©tait une dĂ©cision qui, au moins, lui permettait d’ĂȘtre moins reconnu par les Ă©trangers.

<< Voulez-vous arrĂȘter s’il vous plaĂźt ? J’entends mĂȘme pas ce qu’ils disent aux infos ! >>, a dit Bertrand un peu agacĂ© Ă  son fils Giorgio.
Le garçon jouait Ă  la roulette et appelait les numĂ©ros. L’homme secoua la tĂȘte et se mit Ă  renifler et pensa qu’il Ă©tait vraiment Ă©trange qu’aprĂšs toutes ces annĂ©es oĂč il avait donnĂ© ce jeu de sociĂ©tĂ© Ă  ses enfants, ce soir-lĂ , Giorgio ait commencĂ© Ă  s’amuser avec passion en le dĂ©rangeant, juste au moment oĂč il le voulait. au courant de l’actualitĂ©.
<< Vingt-trois oui, c’est ça ! Cinq attrapĂ©s ! Oui >>

Bertrand se rĂ©signa et son regard tomba sur l’objet circulaire en plastique noir avec les chiffres noirs et rouges, posĂ© sur la table Ă  sa droite devant le canapĂ©. Le fils tourna la roue, dit un chiffre et s’exclama avec joie.
« Incroyable ! C’est quatre chiffres, n’est-ce pas ! Ce n’est pas possible, comment faites-vous ? »
Le survivant n’en croyait pas ses yeux. Il dĂ©cida qu’un soir il emmĂšnerait son fils Giorgio ainsi que Ciro au casino Timecity de Naples. C’Ă©tait une excellente occasion de rassembler de l’argent et de faire un joli cadeau d’anniversaire de mariage Ă  sa bien-aimĂ©e Raffaella.
Le jour propice était précisément le 23 avril, le jour du nom de George.
Alessio Bertrand avait un peu d’argent de cĂŽtĂ© qu’il avait gagnĂ© au grattage. Il n’avait jamais Ă©tĂ© un grand joueur mais il aimait, de temps en temps, tenter sa chance quand il savait qu’elle allait dans le bon sens. Il avait un sixiĂšme sens et savait l’exploiter au bon moment. Et quand il gagnait quelque chose, il savait s’arrĂȘter et ĂȘtre satisfait et pour cette tĂ©nacitĂ© il en Ă©tait trĂšs fier.
L’argent qu’il gagnait en gagnant, si ce n’Ă©tait pas beaucoup, il le gardait de cĂŽtĂ© pour l’utiliser au bon moment. Et le bon moment Ă©tait venu.

L’homme et ses fils Ă©taient habillĂ©s avec Ă©lĂ©gance, comme s’ils se rendaient au mariage d’un personnage important.
Alessio portait un costume beige et une cravate marron, tandis que les enfants portaient tous les deux le mĂȘme costume bleu nuit et une cravate ocre.
Bertrand a Ă©tĂ© stupĂ©fait de constater que l’arcade Ă©tait restĂ©e telle qu’elle Ă©tait il y a plusieurs annĂ©es lorsqu’il est allĂ© avec ses amis fĂȘter ses 18 ans. Certes, les machines Ă  sous avaient Ă©voluĂ©, mais vues Ă  quelques mĂštres de distance, elles Ă©taient toujours ces machines diaboliques pĂ©tillantes de couleurs et attrapant les espoirs d’argent facile. C’Ă©tait un samedi soir et il n’y avait donc pas de crĂ©neau libre.
Hommes, femmes, jeunes et moins jeunes jouaient les yeux toujours fixĂ©s devant l’afficheur et la main sur les boutons.
L’homme et ses fils Ă©taient encore lĂ  pour jouer Ă  la roulette. Avant d’atteindre la table Ă  cartes, ils passĂšrent devant l’espace Bar et Alessio remarqua que le mobilier derriĂšre le comptoir avait complĂštement changĂ© et qu’il y avait une jeune femme blonde, trĂšs souriante, qui prĂ©parait un cocktail pour un client.
<<Avant de partir on boit un bon cocktail de fruits les gars… >>, dit l’homme Ă  Giorgio et Alessio en lui souriant et ils lui rendirent son sourire en hochant la tĂȘte.
Ils se tenaient devant la table verte. A cette Ă©poque, comme il n’Ă©tait que 20 heures, il y avait peu de clients Ă  la roulette. Le croupier, vĂȘtu d’un Ă©lĂ©gant costume sombre et d’une cravate grise, se dĂ©plaçait avec autoritĂ© et Ă©lĂ©gance. Ils se sont assis pour jouer. Comme convenu, Giorgio devait absolument donner les chiffres.
<< Messieurs
 vous pouvez viser
 Messieurs, fait votre jeu. >>

<< Jouons le 30 rouge ! >>, dit Giorgio avec décision.
Le pÚre a misé un jeton de 20 euros sur le 30 rouge.
Et ils ont gagné 60 et donc ils ont encore parié pour un autre numéro et pourtant heureusement perdu tout en ne jouant que 20 euros.
Mais ensuite, ils ont de nouveau gagné en pariant un autre numéro.
AprĂšs environ une demi-heure de jeu, Bertrand avait amassĂ© 200 € de plus que les 100 € en jetons qu’il avait changĂ©s et il a donc dĂ©cidĂ© que le pari devait s’arrĂȘter. Il a eu du mal Ă  convaincre les garçons de partir parce qu’ils s’amusaient beaucoup, mais ensuite, grĂące Ă  la sympathie et Ă  la beautĂ© juvĂ©nile du barman Giorgio et Ciro, ils ont Ă©tĂ© distraits et sont rentrĂ©s heureux chez eux avec leur pĂšre Alessio . Le survivant pensait Ă  la roulette française et que Dieu Ă©tait un peu comme le croupier : les chiffres Ă©taient comme la vie et la mort des gens et le PĂšre Éternel disait aux puissants de la terre de jouer leur jeu. Bertrand s’en est bien sorti mais pas les 140 autres humains et ils n’avaient aucune chance de survivre, certainement pas !

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